Les Trois Océans

 

De l’histoire à la science : un partage écologique

 

Tout au long de notre navigation, nous avons l’ambition de donner une dimension historique, écologique et scientifique.

Pour cela, nous pensons poursuivre 3 aventures différentes sur les 3 grandes mers du monde, L’océan Pacifique, L’océan atlantique et L’Océan indien.

 


 

 

 

SOPHORASOPHORA 2

 

 

 

Sur les traces de l’anthropologue, archéologue et navigateur, Thor Heyerdahl. Celui-ci rapportera les dernières graines du Sophora toromiro, plante emblèmatique et disparue de l’île de Pâques, qu’il rapportera à la suite de ses fouilles sur cette île en 1956.

Thor Heyerdahl avait entrepris en 1947, le voyage à la dérive entre Callao au Pérou jusqu’aux îles Tuamotou dans le Pacifique à bord d’un radeau, Le Kon-Tiki.

 

KON TIKI

 

 

Sur ces faits historiques et en hommage à cette expédition, nous souhaitons rallier l’île de Pâques depuis les îles Galapagos (Thor Hyerdahl y fit des recherches en 1953) en passant par le Pérou puis le Chili à Vina del Mar. En effet, Vina del Mar nous permettrait de récupérer sur place des plants de Sophora toromiro afin de les replanter sur l’île de Pâques.

L’île de Pâques est connue pour ses gigantesques statues de pierre, les moais. D’une superficie de 16 600 ha, elle est située à 3 700 kms des côtes du Chili, au milieu de l’océan Pacifique. Elle était jadis couverte de petits arbres : le Sophora toromiro dont la datation de pollens fossiles fait remonter sa présence sur l’île à plus de 38 000 ans. Arbre sacré, planté dans les sanctuaires à proximité des divinités tutélaires, es sculpteurs utilisaient son bois rouge, dur et imputrescible pour sculpter les insignes du pouvoir et les représentations d’ancêtres. Aujourd’hui il a quasiment disparu et plus de 50 % des sols de l’île présentent une haute sensibilité à l’érosion.

Le sophora toromiro fait parti d’un programme de recherche et de réintroduction auquel la CODEIPA , la CONAF (gouvernement du Chili), l’ONFI (Office national des Forêt international), La Ville de Menton et la Principauté participe.

Notre souhait est d’apporter une dimension symbolique et historique tout en participant à l’écologie de l’île. En effet le Peter Pan, notre voilier emmènera les pieds de Sophora toromiro depuis le Chili jusque sur l’île pour y être planté par nous même et avec la collaboration de tous les acteurs du programme.

 

KON TIKI BATEAU

 


 

 

Le « Dodo » végétal

Depuis, certaines de ces espèces de plantes se sont encore raréfiées alors que d’autres ont vu leur

population « reprendre du poil de la bête ». Mais l’une d’entre elle, appelée « Cylindrocline de

Lorence », a disparu des montagnes de l’ile où se trouvaient ses dernières stations. Ce petit arbre aux

longues feuilles duveteuses et aux cymes de fleurs en capitules mauves, de la famille de la

pâquerette, est adapté aux climats contrasté des plateaux d’altitude du centre ouest de l’ile : tantôt

des pluies torrentielles, tantôt de fortes sécheresses et tantôt de terribles cyclones aux vents

violents. Son tronc entièrement laineux est assez robuste mais sans être cassant. Ses branches sont

souples et capables d’endurer des vents tempétueux. Il vit (vivait !) dans une sorte de maquis

arbustif et dense, au milieu d’autres plantes indigènes également adaptées pour résister à la force

des éléments.

CYLINDROCLINE

Le projet « Retour d’une plante disparue sur l’île Maurice »

 

Les Cylindroclines sont en cours d’acclimatation à la Pépinière Robinson, au milieu de l’île : c’est le centre d’accueil de ces plantes si précieuses. Pour assurer  le succès des opérations de réintroduction dans son milieu d’origine de cette espèce sauvée de l’extinction, nous voyons aujourd’hui qu’il faut encore les multiplier, pour en envoyer à nouveau un nombre équivalent.

 


 

 

 

ALOE SUZANA

 

 


 

 

Haïti : sauvetage du Genévrier d’Ekman et conservation de la flore de la Forêt des Pins

La flore des îles Caraïbes est très riche et comporte 11 000 espèces à fleur dont près de 8 000 endémiques, c’est-à-dire qu’elles n’existent que dans cette région du monde. Parmi les pays des Caraïbes, Haïti est certainement l’un des pays les plus déforesté. Aujourd’hui moins de 3% du territoire est couvert de forêts. Cette déforestation a entrainé des phénomènes d’érosion majeure avec pour conséquence des inondations régulières et un appauvrissement général des populations locales. Elle risque aussi de faire disparaitre un bon nombre d’espèces endémiques de ce hotspot inestimable.

Parmi les espèces végétales menacées d’Haïti figure le Genévrier d’Ekman (Juniperus gracilior var.ekmanii), arbre au bord de l’extinction totale car il ne subsiste que septindividus.

Si rien n’est entrepris rapidement, cette espèce emblématique, et aussi d’autres espèces patrimoniales peuvent disparaitre, privant ainsi Haïti et les populations locales de ce patrimoine unique.

Genévrier d’Ekman